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Siège, accoudoir, tablette… : les bactéries adorent l'avion

123m-vliegtuig-eten-20-5.jpg

news Les germes peuvent survivre pendant une très longue période dans la cabine d’un avion. Avec quels risques pour les passagers ?

Aucune raison de céder à une inquiétude démesurée : de fait, les bactéries ne font pas la différence entre l’intérieur d’un avion ou d’un tout autre espace accessible au public. Il est donc logique qu’on les y retrouve. Ceci étant, poursuit cette équipe américaine (Université d’Auburn), l’intense brassage de population caractéristique du voyage aérien doit inciter à considérer ce moyen de transport avec une réelle attention.

Des matériaux anti-microbes


Les chercheurs ont ainsi conduit une étude consistant à déposer deux types de bactéries – le staphylocoque doré (SARM) et Escherichia coli (E. coli) – sur des surfaces au contact direct des passagers : accoudoirs, tablette (sur laquelle on dépose son plateau-repas), poche des sièges (celle des instructions de sécurité), volet de hublot ou encore poignée de porte des toilettes. Des objets usuels, des vêtements et des échantillons de peau ont ensuite été mis en contact avec ces supports.

Les analyses montrent d’abord que les micro-organismes peuvent survivre (très) longtemps dans cet environnement, plusieurs jours en fait, avec des différences selon la surface contaminée. Il apparaît également que la capacité de transfert est importante (entre le support et ce qui le touche). Cette étude n’affirme pas que cela présente un danger infectieux majeur pour les passagers, mais elle le laisse supposer.

Les spécialistes poursuivent leurs travaux afin de développer des stratégies plus performantes de nettoyage des cabines et travaillent à la conception de matériaux moins « accueillants » pour les microbes. En attendant, en avion comme ailleurs, l’hygiène des mains doit faire l’objet d’une grande attention.

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Source: Congrès de l’American Society for Microbiology (www.asm.org)

Dernière mise à jour: novembre 2020

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