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content5 <p> <span class="label">news</span> Le cerveau des cétacés - baleine, dauphin, marsouin, cachalot… - a évolué d’une manière similaire à celle des grands primates, dont l’être humain. Les capacités de ces mammifères marins sont exceptionnelles.<br><br>Une équipe anglo-américaine a compilé une quantité astronomique d’observations et elle aboutit à la conclusion qu’au même titre que pour l’humain, l’hypothèse de la théorie du <b>cerveau social</b> peut s’appliquer à bien des espèces de cétacés ; dauphins, baleines, orques, cachalots et marsouins en tête. Cette hypothèse renvoie au fait que l’évolution a fait grossir le cerveau pour pouvoir mieux gérer les structures sociales complexes.<br><h4>Les cachalots font du babysitting</h4><br>Comme l’explique l’un des chercheurs (université de Manchester), <EM>« les sociétés de dauphins et de baleines, notamment, sont au moins aussi complexes que ce que nous constatons chez les primates. Les cétacés sont extrêmement joueurs, ils <b>apprennent</b> les uns des autres et ils <b>communiquent</b> de manière sophistiquée. Nous avons sans doute du mal à évaluer à quel point ils sont intelligents car il est difficile de les observer dans leur milieu. Nous n’avons qu’un petit aperçu de ce dont ils sont capables »</EM>.<br><br>Les exemples sont multiples. Les chercheurs ont collecté des enregistrements de <b>dauphins</b> jouant avec des baleines à bosse ou aidant des pêcheurs à capturer leurs proies. Ils ont constaté que les <b>cachalots</b> organisaient des missions de babysitting alors que des femelles partaient en quête de nourriture. Ils notent des préférences alimentaires variables au sein d’une espèce : ainsi, certaines populations d’<b>orques</b> raffolent du saumon, alors que d’autres vont porter leur choix sur les phoques, les requins et même les baleines. Il s’avère aussi que les vocalisations utilisées par les cachalots pour communiquer diffèrent selon l’endroit où ils vivent, un peu comme des dialectes régionaux.<br><br>On pourrait multiplier les exemples. Ceci étant, il faut prendre garde à la tentation de <b>l’anthropomorphisme</b>. De fait, <EM>« le risque serait de donner à penser qu’il n’existe qu’une seule voie : les humains se trouveraient à la dernière étape et les animaux progresseraient en ce sens. La vérité est que chaque animal répond de façon spécifique aux pressions évolutionnaires qu’il subit »</EM>. Ceci étant, <EM>« l’apparente co-évolution des cerveaux, la structure sociale et la richesse comportementale des cétacés constituent <b>un parallèle unique et frappant</b> avec les gros cerveaux et l’hyper-sociabilité des humains et des autres primates »</EM>. </p> <div class="clear20"></div> <DIV class="pub">ad gpt-ad-INPAGE</DIV><div class="clear"></div> <div class="js-ad" id="gpt-ad-INPAGE" data-adshim data-adshim-format="inpage" data-adshim-slot="" data-adshim-targeting='{"AdType":"INPAGE"}' data-device="all" style="max-width: 620px;"></div> <div class="clear50"></div>
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Dauphins et baleines : un cerveau extraordinaire

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news Le cerveau des cétacés - baleine, dauphin, marsouin, cachalot… - a évolué d’une manière similaire à celle des grands primates, dont l’être humain. Les capacités de ces mammifères marins sont exceptionnelles.

Une équipe anglo-américaine a compilé une quantité astronomique d’observations et elle aboutit à la conclusion qu’au même titre que pour l’humain, l’hypothèse de la théorie du cerveau social peut s’appliquer à bien des espèces de cétacés ; dauphins, baleines, orques, cachalots et marsouins en tête. Cette hypothèse renvoie au fait que l’évolution a fait grossir le cerveau pour pouvoir mieux gérer les structures sociales complexes.

Les cachalots font du babysitting


Comme l’explique l’un des chercheurs (université de Manchester), « les sociétés de dauphins et de baleines, notamment, sont au moins aussi complexes que ce que nous constatons chez les primates. Les cétacés sont extrêmement joueurs, ils apprennent les uns des autres et ils communiquent de manière sophistiquée. Nous avons sans doute du mal à évaluer à quel point ils sont intelligents car il est difficile de les observer dans leur milieu. Nous n’avons qu’un petit aperçu de ce dont ils sont capables ».

Les exemples sont multiples. Les chercheurs ont collecté des enregistrements de dauphins jouant avec des baleines à bosse ou aidant des pêcheurs à capturer leurs proies. Ils ont constaté que les cachalots organisaient des missions de babysitting alors que des femelles partaient en quête de nourriture. Ils notent des préférences alimentaires variables au sein d’une espèce : ainsi, certaines populations d’orques raffolent du saumon, alors que d’autres vont porter leur choix sur les phoques, les requins et même les baleines. Il s’avère aussi que les vocalisations utilisées par les cachalots pour communiquer diffèrent selon l’endroit où ils vivent, un peu comme des dialectes régionaux.

On pourrait multiplier les exemples. Ceci étant, il faut prendre garde à la tentation de l’anthropomorphisme. De fait, « le risque serait de donner à penser qu’il n’existe qu’une seule voie : les humains se trouveraient à la dernière étape et les animaux progresseraient en ce sens. La vérité est que chaque animal répond de façon spécifique aux pressions évolutionnaires qu’il subit ». Ceci étant, « l’apparente co-évolution des cerveaux, la structure sociale et la richesse comportementale des cétacés constituent un parallèle unique et frappant avec les gros cerveaux et l’hyper-sociabilité des humains et des autres primates ».

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Source: Nature Ecology & Evolution (www.nature.com/natecolevol)

Dernière mise à jour: février 2018

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