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Parler en dormant : que de gros mots !

news Nous sommes nombreux à parler durant notre sommeil. Le langage est-il semblable à celui en phase d’éveil, quels sont les mots les plus employés, existe-t-il des différences entre les sexes ?

C’est à ces questions qu’a entrepris de répondre une équipe française (Hôpital de la Pitié-Salpêtrière). Un peu plus de 200 personnes (âge moyen de 50 ans) ont été filmées pendant leur sommeil, ce qui a conduit à l’enregistrement d’un millier d’épisodes de langage, avec quelque 3400 mots compréhensibles (au-delà des marmonnements, des cris, des murmures, des rires…).

Que constate-t-on ?

« Non » est le mot prononcé le plus fréquemment.

• Les négations sont présentes dans 21% des phrases.

• Les interrogations sont formulées dans 26% des séquences.

• Près de 10% des phrases contiennent des gros mots.

• Les insultes et les reproches à l’égard d’une autre personne interviennent surtout en phase de rêve (confrontation), alors que les jurons isolés (sans « cible » humaine) sont prédominants lors des autres phases.

• Les hommes parlent plus que les femmes pendant le sommeil, et ils sont plus susceptibles de prononcer des gros mots.

• L’analyse des temps de pause indique que la personne respecte les usages d’une conversation (prise de parole, écoute, reprise de parole…).

Les auteurs expliquent en substance : « On peut établir un parallèle entre le langage pendant le sommeil et celui en phase d’éveil. Le cerveau fonctionne à un haut niveau linguistique, en termes de sémantique et de syntaxe, et en respectant le rythme d’une conversation. Le langage pendant le sommeil est plutôt familier, avec de fréquentes séquences de conversation tendue, ce qui suggère un aspect conflictuel ».

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Source: Sleep (https://academic.oup.com/sl)

Dernière mise à jour: juillet 2022

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