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Comment le cerveau dicte l’instinct parental

news Des régions spécifiques du cerveau seraient impliquées dans « l’instinct parental ». Leur dysfonctionnement expliquerait que celui-ci soit absent ou (très) relatif.

Pourquoi certains d’entre nous ne souhaitent-ils pas avoir d’enfant ? Pourquoi, pour être plus précis, ne manifestent-ils pas cet « instinct parental » que l’écrasante majorité des êtres humains partagent ? En fait, indique cette équipe internationale de chercheurs (allemands, italiens et japonais), cette réticence serait liée à une activité réduite, différente, de certaines zones du cerveau, dont l’activation simultanée déclencherait l’attrait de la parentalité.

Difficile à démontrer, mais les spécialistes ont néanmoins essayé, en procédant à une expérience singulière et indirecte. Ils ont examiné (par résonance magnétique fonctionnelle) l’activité cérébrale d’un groupe d’une vingtaine de volontaires (parents ou non), auxquels ils ont diffusé une série de photos représentant des bébés et des adultes, ainsi que des animaux (jeunes et adultes). Résultat : les zones dont nous parlons ne réagissent simultanément et intensément que lorsqu’il s’agit d’une image d’enfant. Ces impulsions se manifestent surtout dans le cortex prémoteur, le gyrus fusiforme et le cortex cingulaire ; impliqués, l’un ou l’autre, dans le mouvement, la reconnaissance faciale, le circuit de la récompense, la conscience de soi, l’empathie, l’émotion ou encore la prise de décision. Et ensemble, donc, dans « l’instinct parental ».

Des recherches plus approfondies sont nécessaires d’abord pour valider ces observations, et ensuite pour mieux comprendre ces processus.

Ces travaux font l’objet d’un article publié dans la revue « NeuroImage ».

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Dernière mise à jour: juillet 2022

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