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AUTEUR Consciousness and Cognition (www.journals.elsevier.com/consciousness-and-cognition)
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content5 <p> <span class="label">news</span> Répéter un texte à voix haute aide à mieux l'apprendre, mais le résultat est encore plus probant si la lecture s’effectue face à une autre personne.<br><br>Comme l’expliquent ces chercheurs de l’université de Montréal, <EM>« on savait que répéter à voix haute était bénéfique pour la mémoire, mais c’est la première fois qu’une étude démontre que si on le fait dans un contexte de communication, l’effet est accru sur le plan du rappel de l’information »</EM>.<br><br>L’expérience a réuni des étudiants francophones, à qui il a été demandé de lire sur un écran une série de mots simples (lait, roman, laver…). Les participants étaient équipés d’écouteurs émettant un « bruit blanc » qui masquait leur propre voix (ils ne pouvaient donc pas s’entendre). Quatre configurations ont été testées : <b>lire le mot dans sa tête, lire le mot silencieusement en remuant les lèvres, lire le mot à voix haute en ne regardant que l’écran, lire le mot à voix haute en s’adressant à quelqu’un</b>. Après une tâche de distraction, on leur a demandé d’identifier les mots mémorisés, qu’ils devaient retrouver dans une liste où ils étaient mélangés à d’autres.<br><h3>La mémoire : une expérience multisensorielle</h3><br>Résultat : une différence qualifiée de <EM>« très nette »</EM> quand la mémorisation est réalisée à voix haute en présence d’un interlocuteur, et même si on n’entend absolument rien. La moins bonne méthode est la répétition dans sa tête. Le coordinateur de cette étude indique que <EM>« le simple fait d’articuler sans émettre de son crée déjà <b>un lien sensoriel et moteur</b> qui augmente notre capacité à garder l’information en mémoire. Si en plus on fait appel à la fonctionnalité de l’acte de la parole – répéter à voix haute -, c’est encore mieux »</EM>, dans la mesure où l’articulation du son crée une référence sensorielle et motrice dans le cerveau du fait qu’on bouge la bouche et qu’on sent ses cordes vocales vibrer. Et donc, <b>le fait de parler à quelqu’un renforce encore l’ancrage</b>, l’information multisensorielle étant alors associée à l’épisode de communication.<br><br>Dans une autre expérience, et dans les mêmes configurations, les étudiants ont essayé de mémoriser des syllabes qui n’avaient pas de sens (des non-mots, en quelque sorte). Cette fois, aucune des méthodes (voix haute ou pas voix haute, tout seul ou à deux) n’a montré une quelconque supériorité. L’explication ? <EM>« Le fait que l’information ne puisse pas se greffer sur des éléments verbaux déjà en mémoire et impliquant une référence sensorielle démontre que répéter des centaines de fois des syllabes qui n’ont pas de sens n’apporte rien »</EM>. Sur le fond, <EM>« ces recherches confirment l’importance de l’expérience multisensorielle dans la mise en mémoire »</EM>, et sur le plan pratique, répéter ses leçons avec un interlocuteur peut donc beaucoup aider. </p> <div class="clear20"></div> <DIV class="pub">ad gpt-ad-INPAGE</DIV><div class="clear"></div> <div class="js-ad" id="gpt-ad-INPAGE" data-adshim data-adshim-format="inpage" data-adshim-slot="" data-adshim-targeting='{"AdType":"INPAGE"}' data-device="all" style="max-width: 620px;"></div> <div class="clear50"></div>
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Pour mieux mémoriser : répétez à voix haute et à deux

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news Répéter un texte à voix haute aide à mieux l'apprendre, mais le résultat est encore plus probant si la lecture s’effectue face à une autre personne.

Comme l’expliquent ces chercheurs de l’université de Montréal, « on savait que répéter à voix haute était bénéfique pour la mémoire, mais c’est la première fois qu’une étude démontre que si on le fait dans un contexte de communication, l’effet est accru sur le plan du rappel de l’information ».

L’expérience a réuni des étudiants francophones, à qui il a été demandé de lire sur un écran une série de mots simples (lait, roman, laver…). Les participants étaient équipés d’écouteurs émettant un « bruit blanc » qui masquait leur propre voix (ils ne pouvaient donc pas s’entendre). Quatre configurations ont été testées : lire le mot dans sa tête, lire le mot silencieusement en remuant les lèvres, lire le mot à voix haute en ne regardant que l’écran, lire le mot à voix haute en s’adressant à quelqu’un. Après une tâche de distraction, on leur a demandé d’identifier les mots mémorisés, qu’ils devaient retrouver dans une liste où ils étaient mélangés à d’autres.

La mémoire : une expérience multisensorielle


Résultat : une différence qualifiée de « très nette » quand la mémorisation est réalisée à voix haute en présence d’un interlocuteur, et même si on n’entend absolument rien. La moins bonne méthode est la répétition dans sa tête. Le coordinateur de cette étude indique que « le simple fait d’articuler sans émettre de son crée déjà un lien sensoriel et moteur qui augmente notre capacité à garder l’information en mémoire. Si en plus on fait appel à la fonctionnalité de l’acte de la parole – répéter à voix haute -, c’est encore mieux », dans la mesure où l’articulation du son crée une référence sensorielle et motrice dans le cerveau du fait qu’on bouge la bouche et qu’on sent ses cordes vocales vibrer. Et donc, le fait de parler à quelqu’un renforce encore l’ancrage, l’information multisensorielle étant alors associée à l’épisode de communication.

Dans une autre expérience, et dans les mêmes configurations, les étudiants ont essayé de mémoriser des syllabes qui n’avaient pas de sens (des non-mots, en quelque sorte). Cette fois, aucune des méthodes (voix haute ou pas voix haute, tout seul ou à deux) n’a montré une quelconque supériorité. L’explication ? « Le fait que l’information ne puisse pas se greffer sur des éléments verbaux déjà en mémoire et impliquant une référence sensorielle démontre que répéter des centaines de fois des syllabes qui n’ont pas de sens n’apporte rien ». Sur le fond, « ces recherches confirment l’importance de l’expérience multisensorielle dans la mise en mémoire », et sur le plan pratique, répéter ses leçons avec un interlocuteur peut donc beaucoup aider.

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Source: Consciousness and Cognition (www.journals.elsevier.com/c)

Dernière mise à jour: novembre 2015

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