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Grossesse : il n’en faut pas beaucoup pour tout compliquer
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Un peu trop de sucre et quelques kilos en trop : combinés, ces deux facteurs contribuent à augmenter le poids du fœtus, avec des complications possibles.
De nombreuses études ont mis en évidence les risques liés à l’obésité de la femme enceinte, à la fois pour la maman et pour son enfant. En l’occurrence, on se situe ici dans une sorte de « zone grise », relativement peu explorée jusqu’à présent. Une équipe de la Northwestern University (Chicago) a passé en revue des données concernant quelque 24.000 grossesses, enregistrées dans une dizaine de pays. Et les chercheurs ont constaté, non sans surprise, que les mères qui présentaient une glycémie (taux de sucre dans le sang) un peu trop élevée et quelques kilos en trop s’exposaient à un risque réel de connaître une grossesse difficile. Et ceci, en raison d’un poids du bébé bien plus élevé que la moyenne ; et d’ailleurs supérieur, en moyenne toujours, aux enfants de mamans présentant une obésité, mais avec une glycémie normale.
Ces femmes, indiquent les auteurs, échappent en fait à la vigilance particulière que suscitent l’obésité et le diabète gestationnel. En ajoutant qu’un poids fœtal élevé peut être source de complications à la naissance, et est susceptible d’imposer un déclenchement de l’accouchement bien avant terme et/ou une césarienne.
Ces travaux ont été publiés dans la revue « Diabetes Care ».















