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Grossesse et alcool : la polémique

news L’étude fait grand bruit, tant elle remet en cause l’un des conseils majeurs destinés aux femmes enceintes : pendant la grossesse, il ne faut jamais boire d’alcool, sous peine de causer des torts sérieux à l’enfant. Des chercheurs britanniques estiment quant à eux qu’une consommation légère peut être tolérée.

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Quand ils parlent de consommation « légère », cela signifie un à deux verres par semaine, grand maximum. Cette équipe du département d’épidémiologie de l’University College London (UCL) a scruté les données concernant quelque 12.000 mamans et enfants, dans le but de déterminer si le fait de boire de faibles quantités d’alcool en cours de grossesse engendrait des troubles comportementaux et/ou des déficits cognitifs chez l’enfant à l’âge de 5 ans. Les chercheurs se sont essentiellement concentrés sur deux groupes : les mères qui ont arrêté de boire de l’alcool lors de l’annonce de la grossesse, et celles qui ont continué, à un rythme très léger (deux verres par semaine tout au plus, donc). Aucun impact négatif n’a été relevé entre les enfants des premières et des secondes. Rappelons qu’il s’agit d’une étude épidémiologique, reposant évidemment sur des bases scientifiques solides, mais qui porte sur une population très large, négligeant dès lors les situations individuelles spécifiques. En d’autres termes, pas d’alcool pendant la grossesse reste la recommandation de principe, en se disant qu’un verre ici ou là durant ces neuf mois n’est pas une catastrophe.



Dernière mise à jour: septembre 2022

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