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Langage : bébé en dit beaucoup !

news L’évaluation des capacités langagière dès l’âge de 18 mois permet d’en dire beaucoup sur la manière dont va évoluer cette faculté.

LUI : cet acronyme désigne un test mis au point au Canada, et qui vise à évaluer le langage des jeunes enfants dès le babillage. Les parents y contribuent de manière cruciale, puisque leurs réponses à un questionnaire permet de cerner le vocabulaire qu’emploie l’enfant dans diverses situations, notamment ses interactions avec autrui, en jouant, ou lorsqu’il décrit le monde qui l’entoure.

Lorsqu’elle a développé ce test, Daniela O’Neill, aujourd’hui attachée à l’université Concordia (Montréal), avait pu déterminer qu’il permettait de cerner avec précision les compétences langagières des bambins. La question consistait cependant à savoir dans quelle mesure le LUI pouvait être prédictif ; et en particulier identifier tôt les enfants qui continueront à éprouver un trouble du langage. Il s’agissait notamment de déterminer si cet outil de mesure comptait moins de « faux positifs » que des instruments analogues ; sachant que par « faux positif », on entend un diagnostic erroné de problème de langage.

Une meilleure prise en charge

Les chercheurs ont dès lors reproduit des tests auprès de quelque 350 enfants (âgés de 5 et 6 ans), qui avaient été évalués grâce au LUI quelques années plus tôt. Il s’avère que les résultats concordent, en ce sens que les mômes qui avaient obtenu de faibles scores initiaux sont bien plus susceptibles d’être confrontés à des difficultés de langage par la suite. A contrario, de bonnes performances en bas-âge augurent de bons résultats plus tard.

Dans un article paru dans le « Journal of Speech, Language, and Hearing Research », les auteurs soulignent combien un test fiable, permettant d’identifier de manière très précoce un retard de langage, est précieux dans la prise en charge de l’enfant.

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Dernière mise à jour: juillet 2022

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