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Fièvre hémorragique : quelles maladies sont concernées et quels sont les risques ?
- Qu'est-ce que la fièvre hémorragique ?
- Comment attrape-t-on la fièvre hémorragique ?
- Quels sont les symptômes de la fièvre hémorragique ?
- À quel point la fièvre hémorragique est-elle dangereuse ?
- Comment les médecins posent-ils le diagnostic ?
- Existe-t-il un traitement contre la fièvre hémorragique ?
- Existe-t-il un vaccin contre la fièvre hémorragique ?
- Peut-on prévenir la fièvre hémorragique ?
- Quand faut-il consulter un médecin ?
- Conclusion : fièvre hémorragique
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Lorsque Ebola, le virus de Marburg ou une autre maladie infectieuse tropicale font l’actualité, le terme « fièvre hémorragique » est évoqué. Le terme fait inévitablement penser à un problème grave de santé, mais de quoi s’agit-il exactement ? S'agit-il d'une seule maladie ou de plusieurs affections bien distinctes ? Comment se transmet-elle, et quel risque court-on réellement en voyage ?
Qu'est-ce que la fièvre hémorragique ?
La fièvre hémorragique ne désigne pas une maladie à part entière, mais un terme générique regroupant plusieurs infections virales susceptibles de rendre gravement malade. Parmi les plus connues figurent Ebola, le virus de Marburg, le virus de Lassa, celui de la dengue et celui responsable de la fièvre jaune. Ces infections diffèrent pourtant considérablement les unes des autres : leur mode de transmission varie, elles sévissent dans des régions du globe différentes et ne provoquent pas systématiquement les mêmes symptômes. Certaines peuvent entraîner des hémorragies, bien que cela ne soit pas systématique.
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Comment attrape-t-on la fièvre hémorragique ?
Le mode de contamination dépend du virus en cause. Certaines formes de fièvre hémorragique se transmettent par piqûre de moustique, comme la dengue et la fièvre jaune. D'autres se propagent via les tiques ou par contact avec des rongeurs infectés (hantavirus). Pour des virus comme Ebola ou Marburg, la contamination survient surtout par contact direct avec les fluides corporels d'une personne ou d'un animal infecté : sang, salive, vomissures ou urine. Contrairement à la grippe ou à la Covid-19, ces virus ne se transmettent donc pas simplement par voie aérienne.
En Belgique, le risque de contracter une fièvre hémorragique reste très faible. La grande majorité des cas concerne des voyageurs de retour d'une zone à risque, ou des personnes ayant eu un contact étroit avec une personne infectée.
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Quels sont les symptômes de la fièvre hémorragique ?
© Getty Images
Les premiers symptômes de la fièvre hémorragique ressemblent souvent à ceux d'une forte grippe : une fièvre élevée apparaît brusquement, accompagnée de maux de tête, de douleurs musculaires, d'une grande fatigue et parfois de nausées, de vomissements ou de diarrhée. Chez certaines personnes, la maladie s'aggrave après quelques jours : le foie et les reins peuvent alors moins bien fonctionner et la coagulation sanguine se dérégler.
Si le nom « fièvre hémorragique » évoque des saignements, ils ne se manifestent pas chez tous les patients. Chez beaucoup, les symptômes se limitent à la fièvre, aux courbatures et à d'autres signes généraux de maladie. Certains virus provoquent même rarement des hémorragies sévères. Lorsqu'elles surviennent, ces hémorragies touchent par exemple la peau, les gencives, le nez ou le tube digestif. Elles apparaissent généralement à un stade plus avancé de la maladie et indiquent que l'infection est grave. Mieux vaut alors ne pas attendre et consulter immédiatement un médecin.
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À quel point la fièvre hémorragique est-elle dangereuse ?
La dangerosité de la fièvre hémorragique varie selon le virus responsable. Certaines formes restent relativement bénignes et guérissent spontanément : la dengue, par exemple, provoque le plus souvent un tableau grippal, même si des complications sévères restent possibles. D'autres infections, comme Ebola ou Marburg, peuvent en revanche engager le pronostic vital, surtout lorsque les patients ne reçoivent pas rapidement une prise en charge médicale adaptée.
Outre la rapidité de la prise en charge, l'âge du patient et son état de santé général influencent aussi fortement l'évolution de la maladie.
Comment les médecins posent-ils le diagnostic ?
Comme les premiers symptômes de la fièvre hémorragique ressemblent souvent à ceux d'autres maladies infectieuses, le diagnostic n'est pas toujours immédiat. Le médecin vous demandera si vous avez voyagé dans une zone à risque au cours des dernières semaines ou si vous avez eu un contact rapproché avec une personne potentiellement contaminée. En cas de suspicion, des examens complémentaires sont réalisés dans un laboratoire spécialisé. Une prise de sang permet d'identifier le virus responsable des symptômes. Certains de ces virus étant très contagieux, ces analyses sont réalisées dans le respect de mesures de sécurité strictes.
Existe-t-il un traitement contre la fièvre hémorragique ?
Des antiviraux existent pour certaines formes de fièvre hémorragique, mais pour de nombreux virus, il n'existe pas de traitement spécifique. Les médecins s'attachent alors principalement à soulager les symptômes et à prévenir les complications : administration de liquides, maintien d'une tension artérielle stable, apport d'oxygène supplémentaire ou encore prise en charge des hémorragies. Plus la prise en charge médicale intervient tôt, meilleures sont les chances de guérison.
Existe-t-il un vaccin contre la fièvre hémorragique ?
Un vaccin existe pour certaines formes de fièvre hémorragique, mais pas pour toutes. On peut ainsi se faire vacciner contre la fièvre jaune, et un vaccin contre Ebola est également disponible (il est utilisé dans certaines situations pour endiguer les épidémies). Pour la dengue, un vaccin n'est accessible que sous conditions précises, tandis que la recherche se poursuit activement sur d'autres virus responsables de fièvres hémorragiques. Pour plusieurs de ces maladies, aucun vaccin n'existe encore à ce jour.
La pertinence d'une vaccination dépend du virus concerné, de la destination du voyage et de la situation personnelle du voyageur. Avant de partir, discutez avec votre médecin traitant ou consultez une clinique du voyage afin de déterminer si une vaccination s'impose.
Peut-on prévenir la fièvre hémorragique ?
Les moyens de prévention dépendent, là aussi, du virus concerné. Si vous voyagez dans une région où les moustiques transmettent des maladies comme la dengue ou la fièvre jaune, il est essentiel d'éviter au maximum les piqûres : portez des vêtements couvrants, utilisez un répulsif anti-moustiques et, si nécessaire, dormez sous une moustiquaire imprégnée.
Certains virus sont transmis par les rongeurs. Dans les régions où ils sont présents, une bonne hygiène alimentaire est essentielle et il est préférable d'éviter tout contact avec les rats et les souris. Lors d'épidémies d'Ebola ou de Marburg, le principal risque réside dans le contact direct avec des personnes infectées ou leurs fluides corporels. Suivez donc systématiquement les recommandations des autorités sanitaires locales si vous voyagez dans une zone touchée.
Voir aussi l'article : Chikungunya : maladie tropicale en recrudescence et un nouveau vaccin
Quand faut-il consulter un médecin ?
Une fièvre élevée soudaine, des douleurs musculaires intenses ou d'autres symptômes sévères qui apparaissent dans les semaines suivant un séjour en zone à risque doivent alerter. Contactez rapidement un médecin ou rendez-vous aux urgences, en précisant systématiquement où vous vous êtes rendu et à quelle date vous êtes rentré : ces informations facilitent un diagnostic plus rapide. N'attendez surtout pas l'apparition d'hémorragies pour réagir, elles sont loin d'être systématiques et ne surviennent généralement que lorsque la maladie est déjà à un stade avancé.
Conclusion : fièvre hémorragique
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Sources :
https://www.health.belgium.be
https://labo.itg.be
https://www.departementzorg.be
https://www.emro.who.int
https://www.ecdc.europa.eu
https://www.cdc.gov
https://www.rivm.nl















